tatouage

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# Posté le mardi 02 août 2005 11:32

Modifié le mercredi 31 octobre 2007 14:52

P'tit Gars, Les OGRES de BARBACK

P'tit Gars, Les OGRES de  BARBACK
P'TIT GARS

C'est un p'tit gars qui n'voudrait pas qu'l'on soit
Restés tous ici-bas qu'des vieux loups solitaires.
C'est un clochard qui n'voudrait pas qu'l'on mette
Sur nos yeux des lunettes pour n'les voir qu'en hiver.
Lui, sa vie, c'est l'mensonge.
Le bonheur ne l'connaît pas.

C'est un p'tit gars qui regrette tous les jours,
Qui se dit " Dieu est sourd, les hommes tous sédentaires."
Ses insultes, il les éponge à grands coups d'poing sans pourquoi
Avec sa gueule de défoncé.

C'est un p'tit gars qu'aurait fait un braquage
Ce fameux soir de rage à la mort d'son daron.
Cet enculé qui pour élever ses gosses
N'a choisi que des bosses en leur foutant des gnons.
Il chiale le jour, il pleure la nuit.
A ses yeux, tout est pourri.
Et la misère qu'il a dans ses grands yeux
Il la tient de sa mère prostituée en prison.
Y'a pas d'futur, y'a qu'des ordures,
Tout est troué même ses chaussures.
Ouais, ce p'tit gars qu'avait tant besoin d'amour
Le jour et de tendresse, un soir, est mort d'ivresse.
Dans un bistrot près d'Paris en banlieue
Il a noyé ses yeux dans sa dernière Guinness.
C'est sûr que j'aimerais bien l'venger.
Lui, il m'a juste demandé d'chanter.
Ce p'tit refrain pour qu'les gars du quartier
Essayent un peu d's'aimer, que la violence cesse.
C'est qui, lui ? me direz-vous.
C'est sa gueule de p'tit voyou.

# Posté le samedi 10 septembre 2005 14:26

FEMME DU GUERRIER, les OGRES de BARBACK

FEMME DU GUERRIER, les OGRES de BARBACK
LA FEMME DU GUERRIER

C'est la lettre de la femme du guerrier
Elle est venue par hasard dans mon courrier
Elle raconte la triste et dure vérité
D'une femme qui ne veut rien gâcher

" Mon amour, ne m'écris pas si tu es prisonnier,
Si tu es prisonnier, si tu es prisonnier,
Mon amour, ne reviens pas, pas après cet été,
Je t'aurai oublié, je t'aurai oublié.

Que la vie continue, que la chance soit avec toi,
Moi, mon corps nu ne connaît que toi.
Mais la vie est si courte et la guerre si cruelle
Si l'on m'offre une autre route, je partirai avec elle.

Et l'unique enfant que j'ai eu de toi,
Grandit avec le vent du combat
Mais il arrive des fois, que je meure si je mens,
Qu'il arrive-t-en pleurant, criant qu'il a tout oublié de toi.

Et toutes ces années, à me mordre les doigts
Sont des années gâchées mais pour toi
Je t'avais déclaré que je ferais n'importe quoi
Mais la foi disparaît, c'est l'ennui qui la noie. "

C'est la lettre de la femme du guerrier
Elle est venue par hasard dans mon courrier
Elle raconte la triste et dure vérité
D'une femme qui ne veut rien gâcher
Et les fleurs du printemps vont déjà s'annoncer
Voilà déjà si longtemps qu'j'n'en ai plus profité
Je finis, m'effondrant, ce sinistre papier
C'est le maudit chant de la femme du guerrier.
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# Posté le samedi 10 septembre 2005 14:31

RUE DE PANAM, les OGRES de BARBACK

RUE DE PANAM, les OGRES de BARBACK
RUE DE PANAM

Dans une rue de Panam
Errant au bord de l'eau
J'fumais mon Amsterdam
Pour finir au bistrot
Y'avait là deux-trois femmes
Qui faisaient le tapin
Moi, j'aiguisais ma lame
Pour planter les rupins
Les gens de bon quartier,
Les touristes, les vieillards,
Aiment bien s'promener le long des grands boul'vards
Ils achètent des souv'nirs, des tours Eiffel en plastique
Les saltimbanques les font rire mais faudrait qu'on leur explique
Qu'il y a d'la merde partout, de la drogue
Et surtout des jeunes en galère qui trafiquent la misère
Ouais ! j'dois bien avouer que j'y passe toutes mes journées
C'est que parfois à Paris, c'est la joie et la folie ...
Mais croyez-moi, bientôt les flics auront du boulot
Car tous les vagabonds parlent de révolution
Un jour, toutes nos chansons, ouais, vous désarmeront
Il n'y aura plus qu'la folie, la joie et l'anarchie,
La joie et l'anarchie,
La joie dans Paris.
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# Posté le samedi 10 septembre 2005 16:10

Modifié le samedi 10 septembre 2005 17:00

Blé

Blé
SENSATION

_ Rimbaud _



Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l'herbe menue:
Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai les vents baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien:
Mais l'amour infini me montera dans l'âme,
Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,

Par la nature; heureux comme avec une femme.

° Mars 1870.

# Posté le mercredi 05 octobre 2005 07:09